El Marjal de Pego-Oliva ou Parc Naturel du Marjal Pego-Oliva

a-marjal-pego-sombras

Le parc naturel Pego-Oliva est situé entre les provinces d’Alicante et de Valence. Le moitié occidentale appartient à Pego (Alicante) et le moitié orientale à Oliva (Valencia). Formé de marécages et de rizières, c’est un site de dunes, de prairies, des rivières et de zones cultivées.

Déclaré Parc Naturel en 1994, il constitue l’un des plus grands espaces de biodiversité de la Méditerranée, avec une surface de 1.290 hectares. Il s’agit de la meilleure zone humide de qualité de la Méditerranée espagnole abritant une extension de roseaux, rizières, lagunes, traversée par des rivières, canaux d’irrigation, respectant un espace naturel de grande richesse et de productivité.




Les rivières Bullent et Racons encadrent cette zone humide par ses extrémités Nord et Sud, et par les fleuves Gallinera et Girona, et ses eaux nourrissent au moyen des canaux d’irrigation la totalité de la zone humide. Cela fait possible la culture du riz, de la variété Bomba et, maintiennent inondée d’une manière permanente la Zone de Protection Spéciale, zone où le marécage proprement dit se conserve. Un réseau d’anciennes irrigations et de canaux traverse le Parc Naturel et se nourrit du flux des eaux souterraines, desquelles surgissent des sources dites Ullals.

a-arroz-bomba-pego-sombras

Il convient de souligner que l’équilibre entre la culture du riz traditionnelle et le respect de l’environnement a rendu possible la survie de nombreuses espèces végétales et animales d’un grand intérêt biologique. En outre, étant donné sa grande importance, le parc naturel se voit inscrit dans la Convention Ramsar de 1971 (Protection Mondiale des Zones Humides). Zone de protection spéciale d’oiseaux (zone ZEPA), il se trouve également inclus dans le réseau Natura 2000 de la Communauté Économique Européenne.

Faune et flore

Les espèces végétales répondent aux caractéristiques propres des écosystèmes humides valenciens, caractérisés par l’abondance des plantes subaquatiques et de nombreuses algues, dont la majorité d’entre elles exigent des eaux nettes et abondantes qui trouvent dans les rivières. Dans les bord de ces cours d’eau, il se retrouve avec fréquence, l’iris jaune (Iris pseudocorus) qui a une fleuraison spectaculaire et colore d’une forme caractéristique les roseaux à la fin du printemps.

Les étangs, aux eaux tranquilles, hébergent le nénuphar (Nymphaea alba) et l’Utricularia vulgaris, plante carnivore qui présente ses feuilles modifiées en forme du réceptacle dans lesquelles des petits insectes restent attrapés.

Dans les zones de dunes et dépressions se trouvent des espèces qui supportent le mouvement des sables et de la salinité, parmi lesquels se distinguent l’immortelle, les joncs, le souchet des dunes.



Faune

Parmi les quelques sortes de poissons, on retrouve entre autres le colmilleja (Cobbitis maroccana), espinosillo (Gasterosteus aculeatus), fartet (Aphanius iberus) et samaruc (Valencia hispanique) et la Loche de rivière. D’autres espèces piscicoles s’y trouvent également en abondance: l’anguille, les mullets, la carpe, le black-bass (espèce introduite). De nombreux invertébrés peuplent ces eaux dont la crevette de rivière et les palourdes de rivière.

La tortue européenne représente le reptile le plus typique. En voie de disparition, elle vit dans les écosystèmes aquatiques de la zone sablonneuse, et cohabite avec la petite crevette et le martin-pêcheur d’Europe.

a-fauna-marejal-pego-sombras

Les oiseaux des zones humides constituent l’autre groupe le plus représentatif de la faune du marais : la cigogne, la pie commune, la pie grise, la rosette, les poules d’eau et les canards royaux.

Parmi les oiseaux migrateurs, se distinguent les limicoles et le héron commun. Également , diverses sortes d’oies et de nombreuses espèces des roseraies et champs ouverts. D’autres petits animaux peuplent aussi les cultures du riz comme les grenouilles, les couleuvres d’eau, les rats d’eau, et de nombreux invertébrés.

Toutes ces espèces cohabitent dans les marais du parc naturel qui constitue pour eux une source d’alimentation assurée. Il trouve toute son importance pendant les époques de migration au printemps et en automne de fait qu’il se situe sur le parcours de la majeur partie des oiseaux d’Europe occidentale qui émigrent vers l’Afrique.

Les rizières

a-arroz-pego-sombras

C’est en 1848 que quelques familles riches de Pego réalisent le projet de reconversion de la zone humide et des marécages et la culture du riz verra le jour, après avoir crée le terrain réservé aux rizières d’Olive en 1851. À un niveau général, l’expansion du riz vers la fin du XIXe siècle, est une conséquence de la crise d’autres types de cultures.

Au début du XXe siècle, se produit une légère expansion de la culture du riz en passant de 382 hectares, en 1901 à 452 hectares en 1912. L’époque dorée de la culture du riz date entre les années 1920 et 1930, surpassant les 557 hectares en 1929.

La crise économique mondiale (1934) a provoqué une diminution des cultures, mais c’est vers la fin de la guerre civile espagnole et surtout durant l’après-guerre que l’on arrive à la surface maximale cultivée, 900 hectares en 1945.

Des variétés de riz autochtones de grande qualité s’y développent tels que le Bombón et le Pegonil, en plus de la culture intense de la variété de riz Bomba. Depuis des années, les agriculteurs développent des cultures expérimentales de riz écologique. Les dix-sept variétés qui comptent de nos jours constituent un potentiel certain pour le futur de ces rizières.[/fusion_text]