Encore une fois, les citoyens doivent prendre les précautions indiquées par les experts au moment où les premiers nids de processionnaires commencent à être détectés dans les pins, bien qu’ils aient également été observés dans certains cèdres de la région de la Marina Alta.

Cycle de développement

Les papillons, qui éclosent durant l’été, entre juin et septembre selon le climat, pondent leurs œufs déposés en rangées parallèles par paquets de 150 à 220 sur les rameaux ou les aiguilles de diverses espèces de pin mais aussi sur les sapins et cèdres en second choix. L’éclosion a lieu cinq à six semaines après la ponte. Le nid entretient un microclimat favorable aux individus de cette espèce.

L’éclosion donne naissance à des larves (chenilles) qui muent cinq fois ce qui leur permettra de grandir de quelques millimètres à 4 centimètres. Ces étapes ont lieu dans des nids lâches en été, puis, à partir de la quatrième mue, dans des nids d’hiver tissés de plus en plus denses. Le nid d’hiver est construit dès les premiers froids de novembre pour protéger les chenilles qui en sortent pour se nourrir quand il fait plus chaud. Il se situe dans les endroits bien exposés des arbres comme à la cime ou à l’extrémité des branches.

La vitesse de croissance des larves dépend de la température. Dès leur éclosion, les chenilles commencent à dévorer les aiguilles de pin et se mettent à tisser des nids de soie dans lesquels elles restent cachées pour s’alimenter. Lorsqu’elles changent de nid, elles se déplacent en « procession ». La cohésion de la file en déplacement est assurée par le contact direct entre les chenilles.

Au printemps (mars-avril), toutes les chenilles d’un même cocon quittent leur nid, toujours en procession, pour s’enfouir dans le sol. Chacune des chenilles va tisser un cocon avant de se transformer en chrysalide.

Au bout de plusieurs mois, les chenilles se métamorphosent en papillons adultes qui sortent de terre et s’envolent. Le cycle recommence par l’accouplement de la femelle et du mâle. Ce dernier meurt un ou deux jours après, alors que la femelle s’envole vers la branche d’un arbre résineux pour pondre jusqu’à 220 œufs avant de mourir à son tour. Les petites chenilles émergent 30 à 45 jours après la ponte.

Il est important de connaître le cycle biologique de cette larve car lorsqu’elle est en phase de maturation, elle descend du pin pour s’enfouir dans le sol et devenir chrysalide, processus par lequel elle se transformera en papillon. C’est cette descente de l’arbre et le fait de la faire en ligne qui lui vaut le surnom de processionnaire. Dans la zone de l’arc méditerranéen, ce processus se déroule généralement pendant les mois de février et mars.

La détection des nids à ce moment indique qu’ils sont au troisième stade larvaire, moment où elles commencent à développer leurs poils urticants, ce qui peut être très gênant surtout pour les enfants et les animaux domestiques. Ils doivent éviter tout contact avec la chenille et il est donc conseillé et extrême de ne pas le faire.

Certaines administrations locales luttent contre cela en installant des nichoirs dans les différents parcs et zones municipales afin de contrôler ces insectes de manière naturelle.

Que faire si on se fait piquer par une chenille processionnaire ?

  • Enlever la chenille si elle est encore sur le corps. Utilisez une pince à épiler ou des gants, mais ne le faites pas à mains nues.
  • Placez du ruban adhésif sur l’endroit de la piqûre. Collez et enlevez le à plusieurs reprises. Cela enlèvera les poils et les toxines.
  • Laver la zone blessée avec de l’eau et du savon doux, et enlever les vêtements contaminés.
  • Des antihistaminiques oraux peuvent être pris pour réduire la sensation de démangeaison.
  • Une crème de corticostéroïdes, deux ou trois fois par jour, résoudra le problème.
  • S’il y a une affectation générale, avec difficulté à respirer, se rendre à un service d’urgence.

Les prédateurs naturels de la processionnaire

Il y a des ennemis naturels de la processionnaire. Ce sont ses prédateurs. Par exemple, certains oiseaux comme la mésange. Il est très facile d’observer cet oiseau dans les jardins des maisons.Sont également ennemis des chenilles processionnaire les fourmis, les guêpes et certains diptères et hyménoptères.

L’installation massive de nichoirs à mésanges (un nichoir tous les 30 m) parvient à contrôler localement les chenilles processionnaires dans un massif boisé d’une dizaine d’hectares

 

Source : calpdigital.es – wikipedia.org