Jávea (en castillan ) ou Xàbia (en valencien) est un municipe de la Communauté Valencienne en Espagne. Situé sur la côte nord de la province d’Alicante, dans la contrée de la Marina Alta, Jávea compte avec une population de 33’149 habitants (INE 2013), dont 53,1% sont des ressortissants étrangers, principalement des britanniques, suivis par les Allemands.

Les langues officielles sont le castillan et le valencien, parlées par la population native de la ville. L’anglais est la langue étrangère la plus parlée, puisque Jávea compte avec une population d’environ 6.000 britanniques résidents, chiffre la plus élevé de la Communauté Valencienne. L’Allemand occupe la deuxième place comme langue étrangère, avec environ 2000 résidents allemands. Environ 85 nationalités différentes vivent à l’année dans Jávea.

La ville de Jávea se trouve entre mer et montagne, au nord se trouve le Cap de San Antoni (167 mètres de hauteur) et le massif du Montgó (753 mètres sur le niveau de la mer), à l’ouest se trouve la vallée de la rivière Gorgos ou Jalón qui croise Jávea d’ouest à est, et au sud se trouvent les montagnes de la Granadella (200 mètres d’altitude), et le Cap de la Nao. La baie de Jávea est formée par le Cap de Sant Antoni et le Cap Prim ou Cap de Sant Martín.

Jávea est une commune aux paysages de grande diversité : caps, criques, plages, falaises et montagnes. Riche en couleurs et teintes différentes : le bleu de la mer (turquoise dans certains endroits), le vert des plantations de vignes et orangers et le brun ocre des falaises.

Histoire

En 1244, Dénia capitule en faveur du roi Jaime I d’Aragon et Pere Eiximén Carrot, qui a dirigé la conquête de la Marina Alta, et réalisera la répartition des terres de cette zone. Mais le repeuplement sera lent et peu effectif jusqu’à ce que les révoltes musulmanes d’Al-Azraq ne finissent en 1279.
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Les premiers actes documentés qui parlent de Jávea datent du roi Jaime II, grâce à la nécessité de renforcer les terres du sud, puisque le XIVe siècle commence marqué par deux conflits : la guerre avec la Castille dès 1296 et les razzias et pillages des Grenadins (1304-1308), effectués l’aide de la population musulmane.

En 1397 le titre de ville lui est octroyé , mais elle continue de faire partie du Marquisat de Dénia, commençant peu à peu sa période de récupération en augmentant sa population.




En 1510, habitaient à Jávea environ 930 personnes, et un siècle plus tard elle atteignait les 1800 habitants. Avec l’expulsion des morisques en 1609, la diminution de la population, n’a pas été si marquée comme dans les vallées intérieures de la contrée.

Comme les attaques des pirates étaient assez fréquents, la population de Jávea s’est déplacée 2 km à l’intérieur de la côte. Cette enceinte muraillée jusqu’à 1877, constitue l’actuelle vieille ville, reconnaissable à ses maisons blanchies à la chaux, les grillages en fer forgé et des linteaux travaillés dans une terre poreuse dorée dénommée “tosca”.

Jávea a participé dans la Guerra de Sucesión Española (1702-1713) prenant partie pour les Bourbons, en obtenant en échange une série de privilèges qui la pousseront démographique et économiquement le long du siècle, au devant du reste de la contrée, partisans des autrichiens. Avec les titres honorifiques (Lealísima y Real) obtenus, Jávea obtiendra pour son port une concession d’exportation de marchandises et des fruits du pays. Cela, joint à sa situation, à l’abri des tempêtes, et sa capacité pour accueillir des embarcations de grand tonnage, feront que le port soit l’activeur de l’économie locale, d’abord avec l’importation de blé et après avec le commerce du raisin sec, ce dernier a permis l’établissement d’un bourgeoisie mercantile locale et prendra fin au XIXe siècle.