Entre 600 et 900 familles sont expulsées chaque année dans la Marina Alta

Le gouvernement espagnol a approuvé hier, la prolongation de l’interdiction d’expulsion qu’il avait décrétée en mars dernier face à la crise sanitaire exceptionnelle provoquée par l’épidémie de Covid-19.

Cette interdiction devait expirer le 2 octobre et, avec l’accord adopté mardi, restera en vigueur jusqu’au 31 janvier 2021. Cette mesure allège, au moins temporairement, la situation de nombreuses familles qui risquent d’être expulsées de leur logement parce qu’elles ne peuvent pas payer leur loyer ou leur hypothèque. Et ils ne sont pas peu nombreux. Dans la Marina Alta, le nombre d’expulsions pratiqués par les tribunaux se situe entre 600 et 900 chaque année. Environ deux expulsions par jour, et certaines années presque trois.

Les chiffres des expulsions judiciaires publiés par le Conseil Général du Pouvoir Judiciaire (CGPJ) montrent que l’année dernière, Dénia (Marina Alta) a été la troisième ville à connaître le plus grand nombre d’expulsions, dépassée seulement par Valence et Orihuela. Lànnée précédente avait été la seconde.

Le drame des expulsions a occupé une bonne partie de l’agenda médiatique et politique pendant la crise qui a suivi l’éclatement de la bulle immobilière à la fin de la première décennie de ce siècle. Des mouvements tels que le 15-M ont fait, depuis 2011, la bannière de la lutte contre l’expulsion des familles et des plateformes telles que Stop Desahucios ont émergé. Cependant, les statistiques montrent que, bien qu’il y ait eu une diminution du nombre d’expulsions depuis lors, elle est plutôt légère.

En 2013, la Marina Alta avait enregistré 895 expulsions. C’est le plus grand nombre de ces sept dernières années. Le dernier enregistré, en 2019, était de 644.

Entre 600 et 900 familles sont expulsées chaque année dans la Marina Alta

Source : lamarinaplaza.com